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Une alimentation plus végétale peut augmenter l’espérance de vie de plus de 10 ans.



L’adoption d’un régime sans viande rouge et riche en aliments d’origine végétale permet de vivre plus longtemps, selon une étude.

Si l’avenir de la planète se joue dans nos assiettes, notre longévité aussi. Pour la première fois, des chercheurs ont calculé combien d’années de vie pouvaient être gagnées en fonction du régime alimentaire adopté. Conclusion : un Européen de 20 ans peut augmenter son espérance de vie de plus de dix ans en mangeant moins de viande rouge et plus d’aliments d’origine végétale. Et même à 80 ans, l’adoption d’un régime plus sain permet de vivre plus longtemps, selon l’étude. Explications.


Cinq fruits et légumes par jour ! Cette recommandation nutritionnelle, tout le monde l’a déjà entendue. Et pour cause, le contenu de nos assiettes a une grande influence sur notre santé, d’autant plus bénéfique que celui-ci est végétal et non transformé. Pour la première fois, des chercheurs norvégiens ont souhaité quantifier précisément l’impact des changements d’habitudes alimentaires sur la qualité de vie, rapporte Franceinfo. Leur étude vient tout juste d’être publiée dans la revue PLOS Medicine.

Une alimentation végétale contribue à la longévité

Pour établir leurs estimations, les quatre chercheurs ont défini trois types de régimes alimentaires :

  • Un régime de type « occidental » avec un fort apport en viande, en sucre et en céréales raffinées. Celui-ci est encore majoritaire en Europe, en Chine et aux États-Unis.

  • Un régime intermédiaire qui comprend davantage de fruits et légumes, de céréales complètes, de fruits à coque et moins de viande rouge, de viande transformée et de boissons sucrées.

  • Un régime « optimal » où la part du végétal est renforcée et qui exclut la viande rouge et les viandes transformées.



L’équipe de scientifiques a ensuite basé ses calculs sur les données du Global Burden of Disease (GBD), un programme mondial de recherche en épidémiologie de l’Institute for Health Metrics and Evaluation à Seattle aux États-Unis. Le croisement de ces données avec d’autres méta-analyses a permis de faire des projections pour les populations vivant aux États-Unis, en Chine et en Europe, avec des résultats similaires. Et ceux-ci sont spectaculaires : un Européen de 20 ans qui adopte le régime « optimal » peut gagner jusqu’à 13 ans d’espérance de vie. Pour une Européenne de 20 ans, le gain est de 10 ans avec ce même régime. Le régime intermédiaire permet quant à lui d’augmenter son espérance de vie de 7 ans pour les hommes et 5 ans pour les femmes.

Dans le détail, les chercheurs ont par exemple évalué qu’une augmentation de la ration quotidienne de légumineuses à 200 grammes par jour permettrait à un individu de 20 ans de gagner deux années de vie. Même constat pour les céréales complètes et les fruits à coque.

Même à 80 ans, ces changements alimentaires ont des effets

Si ces changements alimentaires ne sont pas adoptés dès la vingtaine, pas de panique ! Les chercheurs norvégiens ont en effet montré que l’adoption d’un régime plus sain avait un effet bénéfique sur la qualité de vie tout au long de l’existence. Si un Eruopéen abandonne son régime occidental classique pour le régime « optimal » à l’âge de 40 ans, il peut gagner six années de vie supplémentaires. Ce sera cinq pour une Européenne de 40 ans. À 60 ans, le gain est de neuf ans pour les hommes et huit ans pour les femmes. Enfin, les personnes âgées de 80 ans qui adoptent le régime optimal peuvent espérer prolonger leur vie de trois années de plus (hommes et femmes confondues).

« Si on part d’une consommation de zéro fruits et légume, à chaque portion ajoutée, on a un bénéfice pour la santé », affirme Mathilde Touvier, directrice de l’Equipe de Recherche en Epidémiologie Nutritionnelle (EREN), citée par Top Santé.

Pour la planète ou pour sa santé, il n’est jamais trop tard pour modifier ses habitudes alimentaires.


By Maëlle Benisty@PositivR.fr


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