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Un arrêté de cessation de production dans l'usine Buitoni de Caudry a été pris.

Dernière mise à jour : 26 avr. 2022




Deux inspections d’hygiène approfondies ont permis d'en arriver à la conclusion que l’usine Buitoni de Caudry avait "un niveau dégradé de la maîtrise de l'hygiène alimentaire".


Le préfet du Nord a interdit la production de pizzas au sein de l’usine Buitoni à Caudry (Nord). La décision intervient après plusieurs cas graves de contamination d’enfants par la bactérie Escherichia coli et des décès, possiblement liés à la consommation de ces produits, a indiqué mercredi 6 avril la préfecture du Nord.


Les faits

Les autorités sanitaires ont confirmé mercredi 30 mars le lien entre la consommation de pizzas surgelées de la marque Buitoni (groupe Nestlé) et des intoxications à la bactérie Escherichia coli chez de nombreux enfants.


Les autorités sanitaires ont confirmé mercredi 30 mars le lien entre la consommation de pizzas surgelées de la marque Buitoni (du groupe Nestlé) et la recrudescence de contaminations à la bactérie Escherichia coli (E. coli).

La marque Buitoni avait déjà annoncé il y a deux semaines avoir engagé un rappel massif de ces pizzas au « nom du principe de précaution ». Le chargé de communication de Nestlé France avait néanmoins indiqué qu’à ce stade, il n’existait « aucun lien avéré entre nos produits et les intoxications survenues ».



Les autorités sanitaires ont donc bien établi ce lien mercredi. Elles rappellent la nécessité de détruire l’ensemble des produits concernés, à savoir les 16 références de la gamme Fraîch’up. « Chaque foyer est invité à s’assurer que son congélateur n’en contient pas », insiste la Direction générale de la santé (DGS).


Les autorités sanitaires rappellent également l’importance de consulter un médecin en cas d’apparition, dans les dix jours après la consommation de la pizza, de diarrhées, de douleurs abdominales ou de vomissements. « En l’absence de symptômes dans les 15 jours suivant la consommation, il n’y a pas lieu de s’inquiéter », conclut la DGS.


Le dernier décompte de la DGS recense 75 cas, dont 41 graves et deux décès. Une trentaine de cas sont toujours en cours d’évaluation. Des intoxications ont été recensées dans douze régions de France métropolitaine, principalement dans les Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire. Âgés entre 1 et 18 ans, les enfants ont commencé à présenter des symptômes à partir du 10 janvier. « On vit au jour le jour » Au micro de RMC, mercredi 30 mars, les parents de Bérénice, 6 ans, ont raconté comment leur fille est tombée dans le coma après avoir consommé une pizza. « On n’a plus de vie depuis le 20 mars »,raconte sa mère la voix enrouée. « Les reins ont été touchés en premier, puis cela est remonté au cœur. (…) Cela a dégagé des toxines qui ont atteint le côté neurologique et elle a commencé à avoir des amnésies et des hallucinations », explique le père. Après un arrêt cardiaque, son pronostic vital n’est plus engagé mais l’enfant est toujours hospitalisée.


« L’activité industrielle de production alimentaire, en ce qui concerne les deux lignes de production de pizzas de l’usine » de Caudry est « arrêtée », peut-on lire dans un arrêté préfectoral pris le 1er avril et révélé par le Canard enchaîné.


« Hygiène dégradée »

Cette fermeture « fait suite à deux inspections d’hygiène approfondies » menées les 22 et 29 mars par des agents de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) du Nord et de la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), « dans le cadre de leurs investigations réalisées en lien avec l’alerte E. coli STEC », a précisé la préfecture.

Ces inspections « ont mis en évidence un niveau dégradé de la maîtrise de l’hygiène alimentaire dans l’usine, qui a justifié la prise d’un arrêté de cessation des activités industrielles de production dans l’usine ».

→ EXPLICATION. Qu’est-ce que la bactérie « E. coli », à l’origine d’une flambée épidémique d’intoxications alimentaires ?

L’abrogation de l’arrêté et la reprise de la production « seront conditionnées à la mise en conformité de l’usine vis-à-vis de ses obligations en termes d’hygiène alimentaire », et « de contrôles et de maîtrise des risques microbiologiques ».

Enquête pour « homicides involontaires »

La France connaît depuis la fin du mois de février une recrudescence des cas d’insuffisances rénales chez des enfants liés à une contamination à E. coli. Plusieurs de ces cas sont liés à la consommation de pizzas Fraich’Up de Buitoni, produites sur le site de Caudry, ont confirmé les autorités sanitaires.


Nestlé a effectué 75 prélèvements sur la ligne de fabrication concernée et dans toute l’usine, « tous négatifs », avait indiqué le 31 mars la direction de la communication de Nestlé France. Une enquête pour « homicides involontaires », « tromperie » et « mise en danger d’autrui » a été ouverte dans cette affaire le 22 mars, menée par le pôle de santé publique du parquet de Paris. Le dernier décompte de la Direction générale de la santé a recensé 75 cas, dont 41 graves et deux décès. Des intoxications ont été recensées dans douze régions de France métropolitaine, principalement dans les Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine et les Pays de la Loire. Âgés entre 1 et 18 ans, les enfants ont commencé à présenter des symptômes à partir du 10 janvier.


Il y a près d'un an, nous tirions ces mêmes conclusions grâce à un travail d'enquête auprès d'une source interne. Si cette enquête est aujourd'hui enfin reprise par les médias grand public à cause, malheureusement, de la tournure tragique des événements, le message qui allait avec a du mal à se diffuser : le problème, ce n'est pas seulement "Buitoni", mais les failles du modèle industriel lui-même.


Avec cette affaire, beaucoup prennent conscience des limites de notre modèle, mais beaucoup y voient aussi simplement l'occasion de boycotter "une marque de plus". Comme si, tant qu'on ne sait pas pour les autres, ça n'existe pas. Or TOUS les industriels sont plus ou moins concernés : leur nourriture, hygiénique ou non, nuit à notre santé.


Quand ce n'est pas fulgurant comme ici, c'est sur le temps long :


Via les maladies dites non transmissibles (cardio-vasculaires, cancer, diabètes, ....) provoquées par une nourriture qui n'en est plus, ultra-transformée, remplie de traces de pesticides, d'ingrédients cancérigènes, de sucres, de sel, de traces d'antibio...


Via la destruction de notre écosystème par leur modèle démesuré qui nuira tôt ou tard à notre santé et celle du reste du Vivant quand ce n'est pas déjà le cas (pollutions en tout genre, déchets, matières toxiques, émissions carbones, destruction des sols, zoonose...)


Relire notre analyse en fin d'enquête et déconstruire ce problème à la source : https://mrmondialisation.org/enquete-accablante-dans-une-usine-de-pizzas-buitoni/


Aller plus loin sur la question des industriels agro-alimentaires pour briser le mirage de leur propagande non-surveillée : https://mrmondialisation.org/big-food-cie-les-industriels-nous-tuent-a-petit-feu/


Source : https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/bacterie-e-coli-le-prefet-du-nord-interdit-la-production-de-pizzas-dans-l-usine-buitoni-de-caudry-1649237255


Infos et Débats | Mr Mondialisation

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