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La justice annule une méga enchère de l'administration Biden sur le pétrole et le gaz.




Un juge américain a annulé jeudi 27 janvier une importante vente aux enchères de l'administration Biden, qui devait ouvrir plus de 320.000 km² dans le golfe du Mexique à l'exploration pétrolière et gazière, citant les conséquences pour le climat.

Dans sa décision, le juge fédéral Rudolph Contreras a déclaré les contrats invalides, affirmant que le ministère de l'Intérieur n'avait pas suffisamment pris en compte leur impact sur le réchauffement climatique. Les pouvoirs publics avaient utilisé des modèles d'analyse datés pour estimer l'effet de cette vente sur l'environnement, selon le juge. Une nouvelle analyse devra donc être conduite.


En août, l'administration de Joe Biden avait annoncé son intention de mener cette vente, décriée par les militants écologistes et vue comme un recul pour le programme climatique du président démocrate. Une coalition de groupes environnementaux avait engagé des poursuites pour empêcher la transaction. «Nous sommes heureux que le tribunal ait invalidé la vente illégale de concessions par le ministère de l'Intérieur», a réagi dans un communiqué Brettny Hardy, avocate d'Earthjustice, qui représentait la coalition. «Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à investir dans l'industrie des énergies fossiles au détriment des populations et de la planète, qui se réchauffe de plus en plus», a-t-elle ajouté.

Le golfe du Mexique, riche en hydrocarbures, est l'une des grandes zones de production pétrolière des États-Unis et baigne notamment le Texas, la Louisiane ou la Floride. En janvier 2021, Joe Biden avait annoncé un moratoire sur les nouveaux forages pétroliers et gaziers sur les terres fédérales dans l'attente d'une révision, alors que le démocrate cherchait à placer la crise climatique au coeur de sa présidence.

Mais en juin, un juge fédéral de Louisiane nommé par l'ancien président Donald Trump avait rendu une décision obligeant l'administration à obtenir l'approbation du Congrès pour sa pause.

Par Le Figaro avec AFP/Omar Torres



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